Mis à jour le 26 Mar 2018
Vous trouverez ici le matériel nécessaire pour reproduire l’analyse de risque d’accident de régénération dans le territoire décrit ci-bas. Il s’agit toutefois d’un projet en développement qui n’est pas actuellement entièrement opérationel.
Ce projet vise à évaluer le risque d’accident de régénération suite à des perturbations en rafale (feux ou coupe suivie d’un feu). Nous avons pour le moment complété la phase visant à simuler les feux de forêt ainsi que le vieillissement des forêts après feu.
Un modèle de succès de régénération après feux, dépendant des conditions forestières préalables à la perturbation, est en court d’implémentation et sera couplé sous peu afin de permettre la quantification du risque d’accident de régénération.
Le territoire à l’étude est situé à l’est du lac Mistassini, tout juste au sud de la limite nordique des forêts attribuables. Il est d’une superficie totale de 1.2 Mha, excluant les grands cours d’eau.
En cours d’implémentation. À suivre!
Contact: Tadeusz Splawinski
Le modèle de feu est basé sur l’expérience de simulation décrite dans Cyr et al. (2016), qui visait à évaluer la justesse et précision de 3 types d’analyses de survie pouvant être utilisées pour estimer le cycles de feux à partir de données dendroécologiques. Les aspects techniques ainsi que le code permettant de reproduire cette expérience sont disponibles ici.
Le modèle de feu a pour objectif de générer de manière stochastique et spatialement explicite autant de séries d’événements de feux que souhaité dans un paysage donné. Ce paysage peut être formé uniquement de pixels “inflammables” ou d’une combinaison de pixels inflammables et de pixels ne pouvant pas brûler (ex. cours d’eau).
Afin de générer des séries d’événements de feu réalistes, les paramètres suivants du régime des feux doivent être spécifiés:
Fait à noter que ces paramètres peuvent varier au cours d’une même simulation, pour tenir compte des changements climatiques ou d’un effet de la suppression des feux, par exemple. Dans le cas présent, seul un scénario de changements climatique a été simulé. (Voir dispositif expérimental.)
Comme le cycle des feux (\(cycle = 1/\lambda\)), la taille moyenne des feux \(\bar{S}\) (dérivée de la distribution de tailles), la taille du territoire à l’étude \(A\) et la durée de la simulation T sont ainsi définis a priori, il devient possible de déterminer le nombre de feux à simuler à chaque pas de temps \(\bar{N}\) en l’isolant de l’équation suivante:
Tel qu’actuellement simulé, le nombre “d’allumages” est une variable aléatoire résultant de tirage d’un distribution de Poisson de moyenne \(\bar{N}\).
Le régime de feu peut également être spatialement hétérogène à l’échelle du paysage. Dans le cas présent, les cycles de feux sont tirés de Gauthier et al. 2015. Il est à noter que les régimes de feux réalisés dans chacune des zones ne dépendront pas seulement des cibles, mais seront aussi influencées par les régimes de feux simulés dans par les zones avoisinantes; les frontières n’étant pas imperméables à la propagation des feux d’une zone à l’autre.
À l’échelle individuelle, les feux sont le produit d’un automate cellulaire de propagation stochastique aux cellules avoisinantes, c’est-à-dire que les cellules “allumées” ont une probabilité pré-déterminée de propager le feu aux cellules avoisinantes jusqu’à l’atteinte d’une superficie totale elle aussi pré-déterminée.
Tel qu’actuellement configuré, le modèle de propagation épargne entre 5% et 15% des pixels éligibles lors de feux de grandes superficies. Il s’agit de proportions comparables aux observations faites par imagerie satellitaire Madoui et al. (2010) dans un territoire similaire.